STRESS/ANXIETE...Si la FONCTION CADRE était PATHOGENE
• Nous nous préoccupons et trouvons anormal les déficits de la Sécurité Sociale, de l’Assurance Maladie avec un courroux justifié, et un accent de sincérité tout en rejetant sur le système et les institutions (médecins, ministères, gouvernement) et sur ceux qui en bénéficient, le poids de notre responsabilité commune.
• Nous accusons la route de tuer, le train et la SNCF de dysfonctionnements mécaniques et électroniques, l’avion de s’écraser, les industriels de l’alcool de pousser à la consommation, ceux du tabac de fabriquer des cancéreux, la société de donner des banlieues hostiles, tout en négligeant, oubliant, occultant la responsabilité. Dans tous ces phénomènes, il y a la main, le cœur, l’intelligence ou la sottise de l’Homme, les pulsions créatrices ou destructrice de l’Homme.
A-t-on imaginé combien de morts vivants, de suicides sociaux réels ou fictifs, d’infirmes mentaux ou psychomoteurs, de malades authentiques ou bien aussi imaginaires l’Entreprise produit tous les jours ?
• Ne doit-on pas poser une grande question à nos esprits : est-ce l’Entreprise qui est auteur ou responsables de la « maladie sociale » de l’Homme ou n’est-ce pas le fait de l’Homme seul du fait de sa personnalité propre et de son hérédité ? Vraisemblablement les deux.
• En effet, l’homme hérite de certaines capacités et caractéristique : son hérédité détermine dans une large mesure le futur cadre de son développement basique, puisqu’il naît grand ou petit, intelligent ou borné ou sot, avec des seuils de perceptions sensorielles différents Chacun se distingue d’un autre individu par sa combinaison de dons et de talents et par la façon dont il s’en sert pour faire face aux pressions extérieures de la vie. Ainsi les facteurs héréditaires influents sur le comportement général de l’Homme, ils n’ont que peu d’effets directs sur sa conduite personnelle.
• En outre, la période importante durant laquelle l’enfant est sous la dépendance de ses parents est un autre facteur dont le rôle est capital sur le comportement de l’individu. L’Homme est le théâtre de forces multiples qui lui dictent sa conduite et qu’il s’efforce de contrôler du mieux qu’il peut. Tout changement de comportement d’un sujet présuppose un changement de rapport de force.
• La pièce maîtresse du Moi et de la Personnalité est l’Amour dans son acceptation la plus large.
• En 2001 et 2009, à partir, d’une part, de différents audits humains, de mise en œuvre de système d’évaluation de l’employabilité des Hommes, d’accompagnement dans le repositionnement et le redéploiement social et personnel, d’autre part de mise en œuvre d’organigramme, de redéfinition et de recentrage des Hommes dans ces nouvelles organisations, et en collaboration avec L’usine Nouvelle et la SOFRES…… nous avons procédé à une étude sur l’Anxiété des Cadres en se préoccupant aussi de l’adéquation HOMME / JOB / ENVIRONNEMENT sur une population de 2550 cadres moyens et supérieurs (hommes et femmes âgés de 28 à 57ans et autodidactes et Bac +2,3,4,5,):
• 1913, soit 85% d’entre eux, souffraient de difficulté de vie de couple amenant à des conséquences personnelles et familiales dont les plus significatives :--Difficultés relationnelles issues de changement et de l’évolution des rôles et fonctions Homme / Femme,--Absence de soutien du conjoint,--Différence des origines sociales des époux,---Education des enfants--Divorce, séparation,--Décès d’un parent important.
-1305, soit 58% d’entre eux, sont confrontés à des traumatismes socioprofessionnels.
• Le total est supérieur à 2250 personnes car des conséquences peuvent se cumuler.
• Donc, 58% de la population examinée va conséquemment éprouver des difficultés personnelles plus ou moins graves.
• Elles se concrétisent ainsi :--70% de ces 1305 cadres sont victimes ou souffrent d’insatisfactions professionnelles sans gravité ou passagères---,20% sont victimes ou souffrent de recul professionnel--10% sont victimes de démission ou licenciement, échec professionnel….Ce qui laisse entendre que si pour 70%, aucune conséquence fâcheuse n’est intervenue à moyen terme, pour les 30% leur avenir professionnel est gravement mis en péril.
• Quant à l’entreprise, elle est perdante dans tous les cas car il s’ensuit :--Une baisse substantielle d’efficacité--Nécessité de réorganisation des services--,Rupture d’équilibre,--Fuite de mémoire d’entreprise et du savoir- faire--« Angoisse de mort »--,Difficulté de réembauche--,Autodestruction Recroqueville ment,--,Changement de structure,--Style managérial modifié (concurrence, compétition, excellence),--Ambiance et relations mauvaises--Promotion ou mutation non préparée--,Augmentation ou changement de responsabilité perçue comme un piège --,Changement de système d’objectifs, d’évaluation,--Mobilité, disponibilité imposée,--Plan social, mal fait etc...
• Le stress et l’anxiété se traduisent par des troubles fonctionnels et somatiques divers ;--: 35% souffrent de troubles digestifs (boule à l’estomac) ulcération ou ulcère à l’estomac ou duodénum, inflammation du colon, constipation, diarrhée.,--25% de céphalées, vertiges, migraines.--15% de palpitations, douleurs précordiales (douleurs cage thoracique, angine de poitrine, infarctus, impression d’oppression, etc.).---15% de douleurs dorsales ou difficultés respiratoires (asthme, emphysème, bronchite chronique, sinusite chronique, etc.)---10% de gène urinaire, ou prurit de localisations diverses, eczéma. Ces troubles fonctionnels sont la traduction à travers le corps de souffrances psychiques. La somatisation est un appel l’aide et un moyen de communication. On peut établir une comparaison entre l’homme et l’entreprise et voir aussi combien celle-ci somatise selon un climat interne et sous quels symptômes elle traduit son mal de vivre :--: Taux de syndicalisation,--Taux d’absentéisme,--Grève protéiforme,--Laxisme, démotivation,--Taux de rebut élevé/coût de non qualité,--Manque de consensus,--Taux d’accident de travail.
• La santé des personnes qui composent une entreprise n’est pas indépendante des modes de management. L’entreprise a une influence sur la santé des individus, et réciproquement, celle-ci conditionne le fonctionnement de l’entreprise. Ceci étant il ne faut pas pour autant établir le raccourci d’accuser l’entreprise de « tuer et/ou suicider l’HOMME »,car elle n’est que le lieu ou l’endroit ou l’instrument qui interagit sur….et est principalement un accélérateur d’action et de réaction et /ou facteur déclenchant et qui met à mal les plus fragiles et lles plus vulnérables d’entre nous. Le ou les facteurs déterminants sont ailleurs et fondamentalement en Nous.
• Il nous faut raison garder et se rendre à l’évidence compte que notre égo surdimensionné nous pousse parfois à exercer des fonctions et/ou des statuts qui ne nous ressemblent pas ,ni ne nous méritent, et que l’on ne nous met pas un revolver sur la tempe pour faire et/ou accepter une mission, un job…Souvent nous jouons notre équilibre, notre bien-être, notre sérénité à la roulette russe… Mais un jour nous sommes rattrapés. Je terminerais par dire qu’il nous faut rester humble et modeste.. Et mieux vaut un petit chez soi, qu’un grand chez les autres.